BEYOND NUMBERS

Natir Is Beautiful : Agissons avec impact

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La protection de l’environnement est désormais l’affaire de tous les clients de la MCB, qui mettra presque Rs 20 millions sur trois ans à la disposition de la Mauritian Wildlife Foundation.

Pour chaque transaction effectuée avec votre carte de débit MCB depuis le mercredi 8 mai, vous contribuez — peut-être sans le savoir — à une bonne cause.

En effet, la MCB, par le biais de son Chief Executive, Alain Law Min, a annoncé, lors d’une conférence de presse tenue mercredi à Port-Louis un partenariat avec la Mauritian Wildlife Foundation (Mauritian Wildlife). Dans ce cadre, la MCB s’engage à verser Rs 15 millions sur trois ans à cette organisation non gouvernementale (ONG) qui travaille pour la conservation de notre flore et faune endémique depuis 35 ans. Cet argent servira notamment à soutenir cinq projets spécifiques de la Mauritian Wildlife.

Pour Alain Law Min, ce partenariat a été mis sur pied dans le cadre du deuxième pilier de Success Beyond Numbers, programme de Corporate Sustainability lancé en novembre dernier par la MCB. Il est la preuve même de l’engagement de l’institution à œuvrer pour une société plus prospère et durable.

« Aujourd’hui, nous apportons une preuve de cet engagement en devenant un partenaire privilégié de la Mauritian Wildlife Foundation et en soutenant plusieurs initiatives qui contribuent à conserver notre belle biodiversité », dit-il en expliquant que ce partenariat « est d’un tout nouveau genre, car il ne s’agit pas simplement de sponsoriser des projets ; il s’agit au contraire d’une véritable implication de notre part et aussi de la part de nos clients ».

En effet, en plus du soutien financier direct aux cinq projets de conservation, 10 sous seront aussi désormais versés à la Mauritian Wildlife pour chaque transaction effectuée avec la carte de débit de la MCB. Ce montant, estimé à environ Rs 1,5 million par an, sera placé dans un fonds spécial qui sera versé chaque année pendant trois ans à la Mauritian Wildlife. De plus, à partir du mois de septembre les nouvelles cartes de débit de la MCB, qui seront produites à base de maïs, seront écologiques et recyclables.

Impliquer les clients dans cet engagement

L’idée d’impliquer les clients dans cet engagement vient de la conviction de la MCB que la protection de l’environnement est l’affaire de tous et qu’il fallait donc trouver un cadre pour que ce soutien dépasse le simple mécénat.

Comme le dit Tim Taylor, président de la Mauritian Wildlife Foundation, « en tant qu’ONG, nous avons souvent l’impression d’être le parent pauvre puisque notre travail est majoritairement financé par les fonds du Corporate Social Responsibility (CSR). Le gros de ces fonds va — à raison — à la pauvreté, à l’éducation et aux autres causes puisque jusqu’ici, il n’y a pas vraiment eu cette réalisation que c’est très bien de régler ces problèmes sociaux, mais que si on ne règle pas les problèmes environnementaux, cela risque d’affecter notre société dans son ensemble ».

Et c’est le secteur du tourisme qui en souffrira en premier lieu, ajoute-t-il, expliquant que de nos jours, le visiteur étranger ne se contente plus des plages.

« Il veut qu’on lui montre ce qu’on appelle nos Green Credentials. Et une belle île verte où la conservation des espèces endémiques est valorisée doit être un élément intégral du produit que l’on propose au touriste. »

Or, la conservation est une activité qui coûte cher puisque c’est un travail à long terme. Et avec la baisse du montant que les ONG reçoivent depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le CSR, les difficultés financières auxquelles les ONG telles que la Mauritian Wildlife font face, mettent en péril leur existence et la qualité même de leur travail, menacent ainsi directement les espèces endémiques du pays. Une éventualité peu réjouissante puisque selon le Conservation Director, le Dr Vikash Tatayah, « Maurice et Rodrigues figurent parmi les îles les plus dégradées au monde ».

L’autre danger est le manque de visibilité du travail de conservation, de même que le manque de conscientisation du public à ce niveau. La Mauritian Wildlife existe depuis 35 ans, mais Tim Taylor l’admet, peu de gens le savent, tout comme ils sont peu nombreux à véritablement comprendre l’importance de la conservation.

« Nous avons mis du temps à comprendre qu’il fallait qu’on communique puisque nous sommes en train de faire du bon travail. Depuis huit ans environ, nous avons réalisé que les gens changeraient d’attitude s’ils comprenaient que leur comportement a un impact direct sur leur environnement. Nous avons, depuis, commencé des sessions de conscientisation et d’éducation, auprès des jeunes notamment », explique-t-il.

C’est aussi l’un des buts du partenariat avec la MCB, qui compte promouvoir la conservation et la recherche scientifique sur les espèces endémiques, de même qu’impliquer ses clients, à commencer par les enfants, à travers des initiatives de sensibilisation à la conservation pour les détenteurs de cartes Rupys âgés de 0 à 11 ans. Ainsi, l’impératif de protection de l’environnement passe à un palier supérieur en étant intégré aux activités bancaires, car « à travers l’utilisation de nos cartes de débit et des comptes Rupys, nos clients aideront eux aussi à soutenir la conservation et à préserver nos espèces endémiques et notre environnement », déclare Alain Law Min.