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À quoi ressemblera la banque de demain ?

À quoi ressemblera la banque de demain ?

La technologie a transformé en profondeur notre mode de vie et continue inexorablement sur sa lancée afin de nous offrir une existence plus simple, plus agréable où tout, ou presque, se fait de manière instantanée.

L’innovation technologique a toujours fait partie de nos vies, même si son rythme n’a jamais été aussi accéléré. Mais les changements qu’elle amène transforment fondamentalement nos habitudes et nos mœurs.

Les activités bancaires ne sont pas en reste.

S’il n’y a pas très longtemps, les besoins bancaires représentaient un processus pénible alliant patience et bureaucratie, aujourd’hui, la plupart des transactions peuvent se faire d’un téléphone ; la banque s’est transformée en services qui facilitent un processus essentiel – celui de payer pour ce que l’on consomme.

Et cette transformation digitale – car c’est de cela qu’il s’agit –, ne concerne pas que la jeune génération. Dans ce monde en pleine évolution, les exigences ont changé ; il faut aller plus vite, faire plus simple et mieux.

L’entrepreneur n’a plus le loisir de consacrer des heures à sa comptabilité ; il lui faut des outils qui lui permettent de gérer ses finances, d’effectuer ses paiements, de réconcilier ses dépenses. La grande entreprise a besoin d’un service qui lui permet d’automatiser ses transactions récurrentes, d’émettre des paiements à l’international à tout moment, de suivre l’exécution de ces paiements. Bref, le client attend de sa banque qu’elle lui facilite la vie.

Est-ce que le rôle de la banque a changé pour autant ? A quoi ressemblera la banque de demain ?

Le responsable du Retail au sein de la MCB, Abraham Rawat, pense qu’elle sera
« phygital », c’est-à-dire une osmose entre les activités digitales et les relations interpersonnelles.

« La MCB est une organisation résolument tournée vers l’avenir et le numérique, actuellement bien ancré dans notre réalité, fait partie intégrante de notre futur. Je suis cependant convaincu que les relations humaines resteront la pierre angulaire de la banque de demain », affirme-t-il.

Pour Abraham, la migration des clients vers les canaux digitaux ne remet certainement pas en question la banque physique, ajoutant que ce n’est pas le but de la digitalisation.
« Que le client fasse le choix du digital ou du physique, chaque transaction est unique et souvent renouvelée, dépendant du besoin client », dit-il.

Abraham se dit conscient du fait que la technologie changera le rôle que joue une banque dans la vie des gens, puisqu’il ne fait pas de doute que les échanges transactionnels ont de plus en plus lieu sur les canaux digitaux. « Mais ce n’est pas la seule fonction d’une banque. Pour un bon moment encore, une partie de notre clientèle voudra avoir un contact direct avec la banque. Nous serons toujours là pour conseiller et accompagner le client dans la concrétisation de ses rêves et de ses projets d’avenir, que ce soit pour des études, la construction d’une maison, l’achat d’une voiture, etc. », soutient-il en ajoutant que « ces moments marquants de la vie vont bien au-delà d’une transaction financière et c’est là qu’une interaction physique devient importante ».