Adèle Lagesse sert un come-back corsé aux Brûleries de La Fournaise

Adèle Lagesse sert un come-back corsé aux Brûleries de La Fournaise

Les Brûleries de La Fournaise crépitent depuis 32 ans. Dopée par ce feu sacré (et quelques tasses de son breuvage), la directrice Adèle Lagesse raconte l’épopée de ces spécialistes du café qui se sont accrochés à leurs valeurs, envers et contre tout.

Les Brûleries de La Fournaise offrent depuis 1990 une solution 360° aux hôtels, restaurants et entreprises de l’île : café fraîchement torréfié, machines professionnelles et service de maintenance. Leurs produits se retrouvent également dans nos supermarchés sous les marques Café la Fournaise et Dodo Café. En 2010, l’arrivée progressive de coffee shops et de fournisseurs étrangers menace. Approchée par ces concurrents, l’entreprise refuse cela dit de représenter des marques internationales. « La fraîcheur de notre produit, Made in Moris, nous démarque de ceux emballés depuis des mois à l’étranger. Pas question de la troquer ! », explique Adèle.

Quand la crise sanitaire frappe, l’impact sur l’activité B2B des Brûleries est conséquent. Mais c’était sans compter sur la réactivité pressée à 30 bars d’Adèle ! En quelques mois, elle mène d’une main de maître le rebranding de Dodo Café et la mise sur le marché de leur premier instantané. Les Brûleries font par ailleurs des étincelles avec la création des premières capsules écoresponsables, compostables et biodégradables de Maurice.

« Bureaux et hôtels consomment plus de 200 000 capsules traditionnelles par mois. Ces capsules, dont l’empreinte carbone est reconnue, coûtent jusqu’à Rs 10 de plus que les nôtres », explique Adèle. « Nous sommes respectueux de l’environnement, Made in Moris et 100 % naturel. La demande a été immédiate et dépasse nos frontières. » Cette innovation seule permet de rattraper une bonne partie de leur chiffre d’affaires. « Nous avons également lancé notre site de vente en ligne et préparons l’ouverture de Dodo Café Boutique, notre premier showroom spécialisé en café et machines. L’espace comptera aussi un restaurant et une boutique de vêtements. On n’a pas dormi depuis un an, mais les résultats sont là ! », conclut la directrice qui carbure définitivement à la caféine.