5 bonnes raisons d’acheter local (à Noël et après !)

5 bonnes raisons d’acheter local (à Noël et après !)

Devinette : Chaya achète un T-shirt à Julia, une designer locale. À combien de familles mauriciennes bénéficiera cette décision ? Une, deux ou trois ? La réponse est… beaucoup plus que vous ne le pensez ! Lokal is beautiful. Démonstration en cinq points, soit cinq bonnes raisons de faire comme Chaya et d’acheter local en cette fin d’année, et même après.

1. Pour faire vivre les entrepreneurs locaux

En achetant auprès d’artisans locaux, vous les aidez à subvenir aux besoins de leurs familles. Prenons l’exemple de Mama Lova, une marque mauricienne de T-shirt d’allaitement, lancée en novembre. Sa créatrice, Julia Carosin, est enseignante, artiste, designer et mère d’une fille de 2 ans. Julia cumule les casquettes par passion, mais également pour arrondir ses fins de mois. « Mes premières ventes m'ont aidée à aménager ma maison et à la rendre plus confortable pour ma famille », partage-t-elle.

2. Pour créer de l’emploi

En choisissant Mama Lova, Chaya déclenche un cercle vertueux qui apporte également du travail à ses prestataires locaux. Julia s’appuie sur la contribution de :

  • Gaëlle Bazire, la fondatrice de Paradise Printing, pour la production de ses T-shirts. Son unité de sérigraphie artisanale emploie une quinzaine d’opérateurs.
  • Valérie Chassaing, la créatrice d’Enoli by Val, qui jongle entre ses propres réalisations et les patrons de la prochaine collection de Julia.
  • Alexandra Ribet-Wahl, une directrice artistique freelance, qui aide Julia à communiquer sur les réseaux sociaux.

« En tant que mompreneur mauricienne, consommer local m’est une valeur chère. J’achète mes légumes chez le marchand du coin et ma viande chez un aviculteur qui élève ses poulets dans sa cour ! », s’exclame Alexandra en expliquant comment elle perpétue ce même cercle.

3. Pour s’assurer de la provenance des produits

Un produit local est plus facilement traçable.

Julia le prouve encore :

  • Elle utilise les fins de rouleaux des usines textiles de l’île pour la création de ses T-shirts.
  • Elle achète des sacs recyclés faits par Passerelle, une association de soutien aux femmes victimes de violences conjugales, pour leur emballage.

4. Pour protéger notre environnement

Du nord au sud et d’est en ouest, il n’y aura jamais plus de 80 km entre Julia et ses clientes. Favoriser le local implique un transport plus court et, donc, la réduction de notre empreinte carbone. C’est aussi des besoins contrôlés en matière de stockage, conditionnement et réfrigération, si l’on parle de produits alimentaires.

Ce n’est pas tout ! « Au fil des années, certains animaux d’élevage et plantes agricoles - tels que notre vache créole ou notre concombre blanc - se sont adaptés à l’environnement local. Consommer local permet de profiter de la richesse de ces souches, devenues spécifiques à Maurice, et de participer à les perpétuer », ajoute Vikash Tatayah, Conservation Director de la Mauritian Wildlife Foundation.

5. Pour valoriser notre île 

Faire confiance à des professionnels mauriciens est un acte de reconnaissance de leur savoir-faire. Par ailleurs, pour Shirin Gunny, directrice de Made in Moris, les difficultés d’approvisionnement durant la crise sanitaire ont révélé les dangers de notre dépendance aux produits importés et souligné l’importance de la production locale.

Avez-vous tenu le compte ? À combien de familles mauriciennes bénéficie la décision de Chaya ? Plus d’une vingtaine ! Celles de Julia, Gaëlle et ses 15 employés, Valérie, Alexandra, son maraîcher et son aviculteur, les bénéficiaires de Passerelle, ainsi qu’à la grande famille mauricienne que nous sommes.

Acheter local, c’est faire un petit geste pour chacun, mais une très grande réaction en chaîne pour le développement durable de notre île.